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Un film sur le fonctionnement du TPIY

Publié le 24/02/2010

Dans les jours qui viennent, un film allemand, plusieurs fois primé, sera projeté en avant-première dans différentes salles en France.  "La révélation" met sur le devant de la scène toutes les questions que posent le fonctionnement du Tribunal Pénal International pour l'Ex-Yougoslavie :

Ce film est un « miracle de lucidité » ! Depuis l'arrestation d'un criminel de guerre jusqu'à la sentence, la quête de témoins et le harcèlement moral des anciennes victimes se voient opposés intelligemment aux négociations politiciennes du président du TPIY avec les responsables européens et les dirigeants balkaniques. Une histoire aussi passionnante que citoyenne qui montre bien comment la politique pèse sur la justice, et comment le grand défi européen peut amener à faire un peu vite table rase du passé, fût-il scandaleux et source de prochains conflits.

En somme, un cri à voix basse qui fait étrangement écho à Paix et châtiments, de Florence Hartmann.

 

Le producteur Europacorp organise une tournée d'avant-premières en présence de Florence Hartmann.

 

Jeudi 25 Février 18h00 : avant-première à Sciences Po Paris 


Mercredi 3 mars 20h00 : avant-première à l’UGC Ciné-Cité Paris Les Halles Un débat animé par Pierre Haski de Rue89 en présence de Daniel Cohn-Bendit et (sous réserve) Hans-Christian Schmid, réalisateur du film, suivra la projection.

 

Samedi 6 mars :  avant-première au cinéma Chapeau Rouge de Quimper 

 

Lundi 8 mars : avant-première au cinéma Utopia de Toulouse 

 

Soyez nombreux à dialoguer avec Florence Hartmann autour de ce film, n'hésitez pas à emmener vos amis et proches, ce film de suspense est à la fois un scénario haletant et une explication plus que convaincante du cas Florence Hartmann. 

 

Une parodie de justice

Publié le 02/02/2010

Vendredi 15 Janvier 2010, les avocats de Florence Hartmann ont soumis pour la troisième fois le Mémoire d’appel !
 
Un premier mémoire dans l’appel de Florence Hartmann contre le jugement du TPIY la condamnant pour outrage à la cour avait été transmis le 9 octobre 2009. Mais à la demande de l'accusation, la Chambre d’appel avait décidé qu’en dépit de plus d’une centaine d’erreurs de droit et faits identifiées dans le jugement de première instance du 14 septembre 2009, la Défense devait réduire ses arguments de manière à ce qu’ils ne dépassent pas 9000 mots. 

Un Mémoire réduit à 9000 mots avait donc été remis le 20 Novembre 2009. Mais une fois de plus, sur requête de l’accusation, représentée par Mc Farlane, qui contestait le décompte des mots et "la présentation tassée" des notes de bas de page, la Chambre d’appel avait ordonné à la Défense de F. Hartmann de réduire à nouveau son Mémoire d’appel et de le soumettre au plus tard le 15 Janvier 2010.  
 
La Défense était une fois de plus contrainte de choisir soit de garder tous les points d’appel et de les traiter brièvement, soit de s’autocensurer afin de pouvoir argumenter plus amplement les points d’appel restants.  Entre deux maux, la Défense a souhaité ne pas renoncer à son droit inaltérable de faire appel et ainsi de contester toutes les erreurs de droit et de faits commises par la Chambre de première instance.
 
Les risques inhérents à un tel choix sont que la même Chambre d’appel qui a demandé à la Défense de ramener à la portion congrue son Mémoire (alors qu’aucune loi ne prévoit que l’appel ne fasse que 9000 mots) rejette une partie de l’appel pour des raisons techniques, notamment au prétexte que les arguments invoqués n’étaient pas suffisamment développés.
 
Cette affaire est depuis le début une parodie de justice. Peut-on encore s’attendre à ce que les juges se résolvent à juger cette affaire de manière dépassionnée et objective ? La JUSTICE en tout cas l’exige, tout comme elle exige leur intégrité.