TPIY

Les massacres qui embrasèrent l’ex-Yougoslavie, puis ceux du Rwanda, ont appelé la création de Tribunaux Pénaux Internationaux : le TPIY en 1993 et le TPIR en 1994.

Créé par deux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU (résolutions 808 du 22/02 et 827 du 25/05/1993), le TPIY a pour mission d’établir la vérité sur les chaînes de responsabilités dans les exactions commises, de juger les présumés coupables et de rendre justice aux victimes. Alors que la Cour internationale de Justice (CIJ) juge des Etats, le TPI juge des personnes. Slobodan Milosevic fut le premier chef d’Etat à comparaître à la Haye de juillet 2001 à mars 2006 (date de son décès en prison). Radovan Karadzic, ancien président auto-proclamé de la Republika Srpska (entité serbe de la Bosnie-Herzégovine) arrêté en août 2007 sera le second. Le TPIY fermera ses portes en 2010.

La création du TPIY est une avancée indiscutable et une indispensable condition à la reconstruction d’une paix durable.

Cependant, Florence Hartmann, dans son livre Paix et châtiment, démontre comment cette indispensable justice a été gravement entravée pour des enjeux politiques.

Signer la pétition c’est préserver la Justice pénale internationale et soutenir la journaliste accusée d’avoir révélé ces entraves.